INTRODUCTION @ DESCRIPTION
ces homopteres appartiennent à la famille des cochenilles, dans laquelle ils forment un groupe très important : les (diaspines). les termes de (poux collants) , (poux de serre) sont à éviter .
ils se developpent sur de très nombreuses espèces arbustives utilisées en arboriculture ornementale ( peuplier, saule , hetre , frene , marronnier , bouleau , sophora , rosier , fusain , buis , lilas , etc ....) ou fruitiere ( pommier , poirier , prunier , pecher , ....) et en culture florale ( cactées , orchidées , fougeres , lierre , etc ....). ils sont communs dans la france entiere et leurs dégats nécessitent une protection chimique importante. en outre , avec le developpement des moyens de transport et des échanges commerciaux ,ils ont facilement colonisé des pays entiers, à partir de leurs foyers naturels de multiplication. l'exemple le plus typique nous est donnééé par le (pou de SAN JOSE). originaire du nord de la chine, il a été disséminé successivement du japon aux etats-unis, puis en afrique du sud, en australie, en inde et en europe ( en france en 1935).
ces insectes sont très particuliers. ils sont immobiles et vivent en colonies, fixés sur les différents organes aériens (feuilles,fruits,branches troncs). ils présentent un profond dimorphisme sexuel. les femelles qui sont, en règle générale, les formes les plyus abondantes et les plus reconnaissables dans la nature, sont protégés par un bouclier tout en étant indépendantes de ce dernier. en le soulevant, on decouvre le corps de la cochenille; ce (test) permet d'éviter des confusions avec d'autres groupes ( lécnines). ( voir photos).
ce bouclier est de taille réduite ( 3 mm en moyenne) et de couleur variable suivant l'espece (gris,marron,brun-foncé,).l'aspect général peut etre rapproché d'une (coquille de mollusque) en miniature. la forme habituelle est circulaire ou allongée. le corps de la femelle est mou , de couleur rouge, jaune-citron, la tete et le thorax forment un seul organe, le céphalothorax,qui est peu différencié de l'abdomen. les organes sensoriels (antennes, yeux) sont atrophiés, lorsqu'ils ne sont pas absents. l'appareil buccal, de type piqueur, est formé par un rostre (stylet) très long parfois aussi long que le corps, souple, fin qui permet à l'insecte d'aspirer la sève, à l'aide d'une pompe animée par des muscles puissants. au repos, cet organe est enroulé dans une poche ventrale (le crumena). la salve contient des substances toxiques pour la plante. les derniers segments constituent le pygidium. il porte à son extrémité des (peignes) dont l'examen microscopique permet la determination des differentes espèces. outre cette particularité, on distinguela vulve, l'anus, ainsi que plusieurs glandes cirieres qui sécrètent la cire nécessaire à la constitution du bouclier.
les males presentent moins d'intéret sur le plan pratique . ils evoluent au stade larvaire de maniere différente, en construisant un bouclier beaucoup plus allongé. au stade adulte, ils quittent leur coque protectrice ilson l'aspect de minuscules ( moucherons) pourvus de pattes, d'une paire d'ailes et antennes. leur role est secondaire en protection des cultures (ils ne représentent que 1 à 2 % de la population totale).
ces ravageurs ( quadraspidiotus perniciosus, lepidosaphes ulmi, aulacaspis rosae, diaspis pentagona, chionaspis evonymi,...) hivernent à tous les stades suivant les espèces ( oeufs, larves du 1er au 2eme stade, adultes) sur les plantes hotes. au printemps, les femelles pondent des oeufs (ovipares). on note toutefois des phénoménes de viviparité (accouchement chez le pou de san josé) ou d'ovoviparité ( les oeufs éclosent à l'intérieur du corps maternel). les larves, dès leur naissance, possèdent 6 pattes et effectuent de courts déplacements pendant quelques heures, c'est le (stade baladeur). leur très faible poids (1/100mg)les rend très sensibles au plus léger vent qui les entraine sur d'autres plants. la jeune cochenille se fixe définitivement en perdant ses pattes et ses antennes, et sécrète son bouclier qui se développe au cours de mues successives pour atteindre le stade adulte. on compte de 1à3 génèrations par an en moyenne. les organes aériens comme les feuiles, les branches,le tronc, les fruits, sont attaqués. sur le limbe, les cochenilles se concentrent à la face inférieure, à proximité de la nervure centrale et des nervures secondaires. il se constitue sur les branches et le tronc d'importants encroutements. sur les fruits, les piqures entourent le bouclier d'un halo jaune-orangé appelé ( réaction d'anthocyane),du à une concentration pigmentaire ( sur pomme par exemple).
en outre, ces ravageurs rejettent un miellat, substance cllante et riche en glucides, sur laquelle se développent les champignons de la fumagine. de nombreux insectes ( fourmis, abeilles, guepes) se nourrissent de ces exsudats sucrés.
les dégats provoqués par ces ravageurs sont divers et graves. la forte concentration de cochenilles sur le tronc entraine la formation de méplats de crevsses et la mort des branches et des brindilles. on peut noter le dépérissement de la plante entière. on observe un chute des feuilles. sur lesfeuilles restantes, la présence de la fumagine diminue l'assimilation chlorophyllienne et entraine une baisse de rendement. sur les fruits, les nombreuses auréoles jaunes et rouges leur font perdre une grande partie de leur valeur économique.
a)._ LUTTE CULTURALE :
_ sur les plantes d'appartement et sur les arbustes, la destruction manuelle des cochenilles est possible; il suffit de nettoyer les feuilles avec une éponge imbibée d'eau et d'alcool.
_ les arbres sévèrement atteintset dépérissants doivent etre arrachés et brulés.
_ lors de la taille, couper et détruire les rameaux portant de nombreuses colonies
b)._ LUTTE BIOLOGIQUE
des coccinelles indigènes se nourrissent de cochenilles diaspines, comme par exemple (chilocorus bipustulatus,) mais leur action semble secondaire. les efforts se sont portés sur l'etude d'un micro-hyménoptère, minuscule petite (guepe) d'origne étrangère :(prospaltella perniciosi,) parasite spécifique du pou de san josé. il hiverne sous forme d'oeufs dans le ravageur. au printemps, il atteint le stade d'adulte et tue son hote en pratiquant un trou de sortie dans le bouclier. le taux de parasitisme peut atteindre 80 % mais varie suivant les régions ( de 20% à 80% ). la production en masse de cet auxiliaire est réalisée dans des insectariums où on multiple sur des pastèques le ravageur et le parasite. ces fruits sont ensuite placés dans des filets, puis supendus aux branches des arbres fruitiers ou ornementaux
cette technique permet la sortie de ( prospaltella) qui cherche aussitot à pondre dans les cochenilles fixées aux plantes. on doit lacher environ un millon d'individus à l'hectare. le but reste néanmoins l'installation définitivement de l'auxiliaire, objectif délicat à obtenir, compte-tenu des pratiques de protection chimiques. celles-ci doivent etre modifiées au profit d'une lutte intégrée
dans ce nouveau système, on utilise des insecticides en cas de pullulation des ravageurs et en tenant compte de la biologie de (prospaltella). les interventions chimiques se font avec des produits très peu toxiques pour les parasites ( isolane, phosalone, huiles blanches). un autre exemple de lutte biologique peut etre donné avec la destruction de la cochenille du murier (diaspis pentagona) par utilisation d'un micro-hyménoptère très proche du précédent :(prospaltella berlesei). ilest particulierement actif sous climat méditerranéen.
c). _ LUTTE CHIMIQUE
les interventions se font à deux époques pécises :
_ A la fin de l'hiver, début du printemps;
_ A la fin du printemps, début de l'été.
1. - A la fin de l'hiver, début du bourgeonnement des plantes:
la destruction des cochenilles est possible par l'emploi d'huiles de pétrole mélangées à des colorants nitrés ou des insecticides organo-phosphorés. ces produits recouvrent les boucliers, les isolent du milieu ambiant; les cochenilles meurent par asphyxie. les produits sont :
- les huiles de pétrole, à la dose de 2 à 3l/hl;
- les huiles jaunes (huiles de pétrole + dinitro-orthocrésol) ;
- les oléoparathions ou oléomalathions, mélange d'huiles de pétole et de parathion ou de malathion
- les huiles d'anthracène ;
- le phénol (2l/hl).
ce type d'intervention est réservé à l'arboriculture fruitiere et ornementale
2. - A la fin du printemps, début de l'été:
A cette époque, les jeunes larves quittent le bouclier maternel et sont pendant quelquues heures, mobiles (stade baladeur). c'est a ce moment-la que leur destruction est possible.
les produits les plus actifs sont les insecticides organo-phosphorés :
- Le parathion à......................................30 g de M.A./hl ;
- Le méthidathion à..................................60 g de M.A./hl ;
- Le chlorfenvinphos sur cochenilles nuisibles aux agrumes, le diéthion, le disulfoton, le bromophos
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MICHEL FAUCHEREAU
