Maquis et garrigues Ce sont des formations végétales qui
proviennent toutes deux de la
dégradation de la forêt méditerranéenne, le plus souvent par incendie ou surpâturage.
Ce qui les différencie, outre leur aspect et leur cortège floristique propre, et bien que plusieurs espèces soient communes aux deux milieux,
c'est la nature du sol sur laquelle s'installent ces associations végétales.
A l'époque néolithique, les hommes ont pris possession de la forêt constituée de chênes verts ou chênes pubescents principalement.
Au cours des siècles, ces terrains ont été déboisés, mis en culture ou transformés en pâturages, parfois incendiés.
Une flore spécifique s'est implantée en ces lieux pour former des garrigues ou des maquis.
Cette dénomination au pluriel est plus appropriée car il n'y a pas une garrigue ou un maquis mais effectivement des garrigues et des maquis.
Les différents faciès sont déterminés par les conditions climatiques locales, la longueur de la période de sécheresse estivale, les vents forts, la nature et la profondeur du sol, l'exposition des terrains, leurs anciennes destinations (pâturages ou cultures), l'importance du pacage, les activités humaines en général et la colonisation ou non de la strate arborée (notamment par des pins, essences pionnières).
De plus une évolution progressive (ou régressive suite à un incendie par exemple), plus ou moins lente, affecte ces milieux à moins qu'ils ne soient l'objet de reboisements artificiels permettant rapidement un retour à l'état boisé.
Le maquis Le maquis est une formation végétale arbustive généralement fermée, souvent à base d'Ericacées et de Cistacée, résultant de la régression, le plus souvent par incendie ou surpâturage, de la forêt méditerranéenne sur sol généralement acide. (Définition d'après le vocabulaire de typologie des stations forestières édité par l'Institut pour le Développement Forestier - 1985).
A l'opposé de la garrigue, le maquis s'installe
sur des terrains siliceux principalement et de nombreuses espèces buissonnantes forment souvent une végétation inextricable, véritable rempart naturel.
Les espèces végétales les plus caractéristiques que renferment ces milieux sont :
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le ciste à feuille de sauge et
le ciste de Montpellier (feuillage qui colle), tous deux aux fleurs blanches.
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le ciste à feuille de laurier, plus grand que les deux précédents, jusqu'à 1,50 m de hauteur.
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la lavande stoechas (voir fiche)
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la bruyère arborescente (fiche également)
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le calycotome épineux, il s'agit du genet, arbrisseau épineux, comme son nom l'indique, ayant des feuilles à trois folioles et des fleurs jaunes.
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l'arbousier qui possède la particularité de porter en même temps des fleurs (clochettes blanchâtres), des fruits verts et des fruits mûrs d'un rouge vif (arbouses) ; il s'agit d'un arbuste qui peut atteindre 5 à 6 mètres de haut aux feuilles persistantes et à l'aspect très décoratif.
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L'alaterne, floraison avec odeur caractéristique de miel (fiche).
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Le myrthe-
la strate arborée que l'on peut rencontrer se compose essentiellement
de chênes verts, de chênes pubescents, de châtaigniers, de chêne liège et de pins maritimes, ces trois dernières essences sont inféodées aux terrains siliceux.